Renouvellements: la Narim optimiste après la reprise des réunions en présentiel

Narim, l’association néerlandaise de gestion des risques et des assurances, attend avec impatience des négociations moins tendues tandis que la menace de la Covid-19 s’éloigne et qu’elle se trouve en mesure de rencontrer de nouveau ses assureurs pour des discussions appropriées sur leurs programmes, a déclaré Adri van der Waart, président de l’association, à Commercial Risk Europe.

Selon van der Waart, l’impossibilité de négocier en présentiel une capacité adéquate à des tarifs abordables avec les transporteurs posait un réel problème aux membres de Narim, confrontés à des discussions de plus en plus difficiles.

Mais l’association a réussi à rassembler plus de 350 délégués lors de son congrès annuel à Rotterdam à la fin du mois dernier. D’après van der Waart, non seulement tout le monde était ravi de pouvoir enfin se retrouver en personne mais il existe aussi un réel sentiment d’optimisme sur le marché néerlandais, amplifié par la possibilité de réparer les dégâts occassionnés par la pandémie.

Il a déclaré également que les assureurs devaient se remettre en question après leurs récentes performances généralement médiocres, lorsque les limites ont été supprimées et que les prix ont grimpé en flèche sans avertissement adéquat, laissant les gestionnaires d’assurance dans des positions très difficiles.

Cependant, il est de plus en plus évident que les principaux assureurs ont écouté les doléances et sont désireux de se réengager de manière plus positive avec leurs clients, a-t-il ajouté.

Van der Waart s’est entretenu avec Commercial Risk Europe lors de la conférence Airmic à Brighton, et s’est félicité d’être sur la même longueur d’ondes que la PDG Julia Graham, qui a parlé de la reprise du marché en termes de « premières pousses vertes ». Il a noté une perspective tout aussi positive pour les renouvellements à venir lors de la récente conférence GVNW en Allemagne.

Les membres de Narim devraient cependant rester prudents quant aux renouvellements de fin d’année et ne pas trop promettre à leurs directeurs financiers, a ajouté van der Waart.

Au mieux, les perspectives s’aplatissent dans l’ensemble et les discussions sur la cyber-couverture resteront particulièrement difficiles, car les assureurs continuent de réévaluer cette ligne critique à la lumière de la numérisation rapide des entreprises au cours des deux dernières années.

D’après van der Waart, cet aspect préoccupe les acheteurs d’assurance le plus, et sera un sujet de discussion brûlant entre les membres de Narim et leurs assureurs dans les semaines et les mois à venir. Mais au moins, la capacité de tenir des discussions significatives en face à face devrait conduire à des conversations plus productives et à une communication nettement améliorée, a-t-il déclaré.

« 380 personnes ont assisté au congrès de Narim, l’occasion de faire un état des lieux de cette période difficile et de trouver des moyens de réparer un partenariat détérioré dès lors que les assureurs campaient sur leur position », a déclaré van der Waart.

« Nous devons rediscuter de tout ça, pas seulement des prix mais aussi sur l’assurabilité dans des conditions acceptables. Lors de mon discours au congrès, j’ai dit que cette capacité à s’engager à nouveau dans une vraie discussion était la clé. L’ensemble de l’auditoire était unanime : nous devons retourner à la table des négociations », a-t-il poursuivi.

«Je crois que les augmentations de prix les plus élevées sont passées. Il y en aura peut-être encore sur certaines lignes spécifiques telles que le cyber – ce qui pose un gros problème. Mais dans la D&O (l’assurance de responsabilité civile des administrateurs et dirigeants), les augmentations les plus fortes ont peut-être été réalisées. Je suis d’accord avec Julia Graham sur le fait que nous voyons sans doute les pousses vertes de la reprise dans l’ensemble et qu’il était rassurant d’entendre les principaux assureurs dire, lors de la conférence Airmic, qu’ils sont désireux de s’engager dans un partenariat. J’ai tout de même réagi : “comment osez-vous demander un partenariat après avoir imposé clauses, exclusions, augmentations significatives des primes, puis être restés silencieux pendant un an et demi ?! » a ajouté van der Waart.

Sur les perspectives de renouvellements à venir, les nouvelles de Narim sont donc aussi encourageantes que celles d’Airmic. Il semble que le pire soit passé pour la plupart des lignes. Le discours de partenariat des assureurs est positif mais, comme l’a suggéré van der Waart, ils doivent reconnaître qu’ils ont du rattrapage à faire et ne devraient pas s’attendre à être accueillis à bras ouverts à la table des négociations.

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